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Saint-Jean-d’Angély fut habitée dés la Préhistoire.
Au 1er siècle av. J.-C., sur les rives de la Boutonne, s’y étendait une villa gallo-romaine, Angeriacum. Pillée par les Barbares (Germains) et les Bagaudes (Gaulois), une chapelle et une résidence des ducs d’Aquitaine furent édifiées sur son emplacement.
En 817, Pépin 1er d’Aquitaine, petit-fils de Charlemagne, y reçut une relique que l’on dit être la tête de saint Jean-Baptiste.
Un premier monastère fut fondé, autour duquel un village se développa. Rapidement, la puissance de l’Abbaye, fondée en 1010, et la présence de la relique mise en valeur par les bénédictins de Cluny, entraînèrent le développement de la ville.
Saint-Jean-d’Angély devint une étape majeure sur le chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
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Au XIIè siècle, Aliénor d’Aquitaine apporta en dot la Saintonge à son époux Henri Plantagenêt, roi d’Angleterre et donna la liberté communale à la ville (1199), confirmée en 1204 par Philippe Auguste, roi de France.
Cependant, la ville fortifiée connut de nombreuses guerres et plusieurs sièges. Du XIIè au XIVè siècle, elle fut fortement impliquée dans les guerres franco-anglaises et la guerre de Cent Ans. Au XVIè siècle, la cité se trouva au cœur des guerres de Religion et subit de nouvelles destructions, dont celle de l’abbatiale gothique en 1568.
En 1621, la cité huguenote du se rendre au roi Louis XIII. Elle perdit ses remparts, ses privilèges et jusqu’à son nom. Pendant quelques années, elle devint Bourg-Louis !
Pardonnée par Louis XIV, la ville connut enfin la paix. Le commerce des eaux-de-vie apporta alors à la ville richesse et notoriété. |
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L’Abbaye Royale, fondée en 817 par Pépin, duc d’Aquitaine, quand il reçut un crâne présenté comme celui de Saint Jean-Baptiste, la première fut, à plusieurs reprises, pillée par les Vikings.
La relique, cachée, fut retrouvée en 1010 et le duc Guillaume fit reconstruire un monastère qui, grâce aux dons et aux offrandes de milliers de pèlerins, devint une des plus puissantes abbayes de l’Ouest de la France.
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LA guerre de Cent Ans mis un terme à l’essor de l’abbaye qui, située comme la ville dans une région convoitée par les belligérants, fut à plusieurs reprises pillée et saccagée.
Après une accalmie, les guerres de Religion lui furent fatales : pillée en 1562, elle fut détruite en 1568 et la relique disparut dans les flammes. Dés lors, les pèlerins de Compostelle ne passèrent plus à Saint-Jean-d’Angély.
Courageusement, les moins reconstruisirent l’abbaye que nous voyons aujourd’hui. Ils y reçurent Louis XIV à l’occasion de son mariage et le duc d’Anjou, son fils, partant régner en Espagne.
Sa bibliothèque abrita quelque temps les manuscrits de Pascal, notamment Les Pensées.
Et puis ce fut un inexorable déclin qui s’acheva à la Révolution ; les moines partirent et l’abbaye devint, un peu plus tard, un collège puis un lycée.
Actuellement, elle est devenue le centre culturel de la ville : elle abrite la bibliothèque, le Centre de Culture Européenne « Saint - Jacques - de - Compostelle » et l’école de musique, des expositions et des manifestations tout au long de l’année. |
L’Eglise – Les Tours.
Les textes permettent d’affirmer l‘existence d’une église au début du Vè siècle, à peu près à l’emplacement des vestiges de l’aumônerie.
On sait aussi qu’après la redécouverte de la relique, une nouvelle abbatiale romane a probablement été consacrée vers le milieu du XIè siècle.
C’est environ cent ans après que débuta la construction de la magnifique abbatiale gothique dont un dessin permet d’imaginer la splendeur.
Son édification fut longue et pénible, entrecoupée par les troubles et les ravages de le guerre de Cent Ans.
On peut supposer qu’elle fut terminée vers le milieu du XVè siècle.
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Seuls nous en restent les deux contreforts, une partie du chevet de l’église actuelle et quelques fragments d’architecture au musée, vestiges de la destruction au cours des guerres de Religion en 1568.
Dés 1610, les moines bâtirent une église provisoire et, en 1741, entreprirent la construction d’une nouvelle abbatiale dans le style dit classique. Les travaux traînèrent et la Révolution y mit un terme.
Ce sont les Tours, immense inachevée, qui fut un temps transformée en prison.
L’église provisoire fut restaurée en 1899 et c’est elle qui est encore l’église paroissiale. Elle renferme une statue de la Vierge à l’enfant en bois, du XVIIè siècle et un grand tableau de Chassériau : Le Christ au jardin des oliviers (1840). A voir aussi le tableau La Présentation au temple (1842) de Sotta ainsi que l’orgue restaurée. |
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